Partir en pèlerinage

C’est d’abord partir, quitter son quotidien, ses habitudes, parfois ses certitudes comme on part en voyage mais plus que cela encore…


« C’est se mettre en disponibilité intérieure, par rapport à soi-même, par rapport à la vie et par rapport à Dieu » pour trouver ou retrouver un sens à sa vie,


c’est se donner du temps pour reprendre sa vie en mains; pour regarder plus loin et plus haut, à la lumière de l’Évangile.

Un pèlerinage, c’est aussi l’expérience de Dieu qui prend notre vie toute entière de façon inattendue. Le pèlerin est disponible.


Il a pris Dieu seul pour boussole, sûr qu’il lui parlera au cœur, dans le silence, dans la prière, les rencontres dans l’inattendu qui souvent surprennent le pèlerin.

Le cœur du pèlerin s’ouvre au fil de sa marche. Tout pour lui prend une dimension nouvelle, les rencontres, le silence, la prière.


Le cœur s’éveille à la Parole de Dieu, elle résonne dans son cœur, elle appelle le retour aux sacrements. C’est pourquoi le pèlerinage est essentiel à notre vie.


Et le pèlerin va vers un lieu où d’autres l’on précédé et ont fait cette même expérience de Dieu.

« Je ne sais toujours pas pourquoi je suis parti, quel est le motif qui m’a lancé sur les chemins de Compostelle, mais il a fallu que je parte, c’est un besoin impérieux qui est venu »,  raconte un pèlerin de la route de Compostelle

Le choix d’une destination

Le futur pèlerin choisit une destination par rapport à des contraintes matérielles : le transport (car – avion …) le calendrier – des contraintes financières (le prix) voire des contraintes médicales.

Son état d’esprit le mènera vers un sanctuaire en particulier qui lui parle, un mémorial de la foi chrétienne ou de l’histoire de l’Eglise.

Le choix des destinations par la direction des pèlerinages va se faire eu égard l’historique des années précédentes, les dates anniversaires (jubilé, centenaire…), ce choix tiendra compte des incontournables du diocèse (Lourdes par exemple).

Mais l’appellation de pèlerinage ne saurait couvrir un voyage fait dans le but seulement culturel, moins encore dans un but purement ou à dominante touristique.